Droits d’auteur pour indépendants IT : de retour dès 2026, à moitié avantage
Pendant des années, les développeurs ont fait passer une partie de leur rémunération par des droits d’auteur taxés à un faible taux mobilier. Une réforme de 2023 a exclu les logiciels du régime, et la Cour constitutionnelle a confirmé cette exclusion en mai 2024 — mais l’accord d’été fédéral de 2026 a rouvert la porte : l’IT est de retour, rétroactivement, depuis le 1er janvier 2026. Le hic : la déduction forfaitaire de frais ne s’applique plus à l’IT, ce qui réduit l’avantage de moitié environ.
Pourquoi les droits d’auteur étaient attractifs
Les revenus de la cession de droits d’auteur sont taxés comme revenus mobiliers à un taux fixe de 15% jusqu’à un plafond, bien en dessous des taux marginaux (50%+ plus cotisations sociales) sur le revenu professionnel ordinaire. Les développeurs de code original soutiennent depuis longtemps que leur travail est éligible.
De l’exclusion au rétablissement
Une réforme de 2023 a exclu les revenus de programmes d’ordinateur du régime des droits d’auteur, et la Cour constitutionnelle a confirmé cette exclusion comme raisonnable dans un arrêt du 16 mai 2024. Cela a laissé les indépendants IT à l’écart pendant deux exercices d’imposition. L’accord d’été fédéral de 2026 a inversé la tendance : depuis le 1er janvier 2026, les développeurs logiciels et IT retrouvent l’accès au régime des droits d’auteur, rétroactivement pour l’exercice d’imposition 2026. Mais la même réforme a supprimé la déduction forfaitaire de frais pour l’IT — elle n’est conservée que pour les artistes — ce qui réduit de moitié environ l’avantage effectif par rapport au régime d’avant 2023.
- Depuis le 1er janvier 2026, les développeurs IT/logiciels retrouvent l’accès au régime des droits d’auteur, rétroactivement
- Le taux reste fixe à 15% sur les revenus de droits d’auteur éligibles, dans les plafonds et conditions
- La déduction forfaitaire de frais est supprimée pour l’IT (conservée uniquement pour les artistes), ce qui réduit de moitié environ l’avantage net
- La documentation d’un travail réel, original et protégé reste importante — le test d’éligibilité lui-même n’est pas devenu plus simple
- Obtenez une décision anticipée ou un avis spécialisé avant de vous y fier — c’est un changement de régime récent et la pratique se stabilise encore
Questions fréquentes
- Les indépendants IT peuvent-ils à nouveau utiliser les droits d’auteur ?
- Oui. Depuis le 1er janvier 2026, les développeurs logiciels et IT retrouvent l’accès au régime des droits d’auteur, appliqué rétroactivement pour l’exercice d’imposition. Le taux de 15% s’applique, mais plus la déduction forfaitaire de frais pour l’IT — confirmez les chiffres réels avec un spécialiste avant de vous y fier.
- Quel est le risque en cas d’erreur ?
- Requalification en revenu professionnel ordinaire, plus intérêts et pénalités, si le travail sous-jacent n’est pas réellement original, protégé et éligible au droit d’auteur. Le régime lui-même n’est plus contesté pour l’IT, mais le test d’éligibilité pour chaque œuvre individuelle reste un vrai risque de contrôle — documentez tout et envisagez une décision anticipée.
- Pourquoi le régime des droits d’auteur vaut-il moins qu’avant 2023 ?
- Parce que la déduction forfaitaire de frais qui gonflait auparavant le rendement net effectif est supprimée pour l’IT (elle ne survit que pour les artistes). Sur les mêmes 10 000 € de revenus de droits d’auteur, l’impôt économisé par rapport à un salaire ordinaire est environ la moitié de ce qu’il était avant 2023 — toujours intéressant, mais modélisez-le avec les règles actuelles, pas les anciennes.
Cet article est une information générale pour une société unipersonnelle (SRL/BV), pas un conseil fiscal. Les règles et chiffres changent — confirmez votre situation avec votre comptable avant d’agir.
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